Covid-19 : les cours du pétrole poursuivent leur chute

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Les prix de l’or noir s’effondrent sous l’effet du confinement. pour se retrouver au plus bas niveau depuis plus de 20 ans, conséquence d’un stockage qui a presque atteint ses limites et de divergences stratégiques entre les pays producteurs.

“L’incapacité à appliquer tous les accords de l’OPEP a affecté encore plus le prix du pétrole et surtout les pays dont les ressources reposaient sur le commerce et le tourisme et les services, en terme d’activités non-pétrolières”, explique Jihad Azour, directeur du département Moyen-Orient, Afrique du Nord et Asie centrale au Fonds monétaire international (FMI).

Les pays de l’OPEP ont fini par s’entendre sur une baisse de 9,7 millions de barils par jour pour les mois de mai et juin ; alors que la demande mondiale devrait connaître une chute historique sur l’ensemble de l’année selon l’Agence internationale de l‘énergie (AIE). Ils prévoient des réductions au cours des deux années à venir.

La demande mondiale de pétrole devrait connaître un plongeon “historique” de plus de 9 millions de barils par jour cette année un effondrement, selon l’Agence internationale de l‘énergie (AIE).

Les pays de l’OPEP ont fini par s’entendre sur une baisse.

Reste que le marché du pétrole connaît de fortes chutes depuis des semaines alors que les restrictions de déplacements dans de nombreux pays et la paralysie de nombreuses économies à cause de la crise du coronavirus ont fait fondre la demande. Et les investisseurs s’attendent à pire encore puisqu’une profonde récession s’annonce dans le monde.

Côté offre, le marché a été inondé de pétrole à bas coût après que l’Arabie saoudite, membre éminent de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a lancé une guerre des prix avec la Russie pour obtenir un maximum de parts de marché.

Les deux pays ont mis un terme à leur différend au début du mois en acceptant, avec d’autres pays, de réduire leur production de près de 10 millions de barils par jour pour stimuler les marchés touchés par le virus.

« Les réserves pourraient déjà avoir atteint 70 % à 80 % de leurs capacités »

Mais les prix ont continué à dégringoler quand il est devenu clair que les réductions promises ne suffiraient pas à compenser la chute massive de la demande.

Dans ce contexte de marché « extrêmement déséquilibré », entre la chute de la demande et une offre surabondante, « les gens se précipitent pour se décharger » de leurs achats de pétrole, a relevé Craig Erlam d’Oanda.

« Les États-Unis, en tant que marché enclavé, ont les plus importants problèmes de stockage », a renchéri Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group. « La demande est tellement inférieure à l’offre que les réserves pourraient déjà avoir atteint 70 % à 80 % de leurs capacités », a-t-il ajouté.

L’agence américaine de l’information sur l’énergie a indiqué la semaine dernière que les stocks de brut de la plus grande économie mondiale avaient augmenté de 19,25 millions de barils la semaine précédente, ajoutant aux malheurs d’un marché mondial qui était déjà surapprovisionné avant même la pandémie de Covid-19.

Sukrit Vijayakar, analyste pour Trifecta Consultants, souligne aussi que les raffineries américaines ne parviennent pas à transformer le brut assez vite, ce qui explique qu’il y ait moins d’acheteurs et des réserves qui se remplissent.

sources : Africa news et France 24

 

 

 


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